vendredi 17 mars 2017
Centre d'Assistance Sociale et Promotion de l'Enfance: La Domesticité Infantile face aux droits des mineu...
Centre d'Assistance Sociale et Promotion de l'Enfance: La Domesticité Infantile face aux droits des mineu...: Logo des "Droits de l'Enfant" "L ’humanité doit donner à l’enfant ce qu’elle a de meilleur". ...
La Domesticité Infantile face aux droits des mineurs...
"L’humanité doit donner à
l’enfant ce qu’elle a de meilleur". Ce n’est que par de pareil propos qu’ont commencé
les réflexions relatives aux droits de l’enfant interdisant leur maltraitance
et leur esclavage un peu partout dans le monde (notamment à Genève). Dans cette
même suite d’idée, nombreuses, sont les actions qui ont été menées dans la
lutte contre la maltraitance et l’esclavage des enfants. Si l’on veut se
référer à quelques-unes plus probante, on pourrait répertorier :
La Déclaration Universelle des Droits
de l’Homme de 1948 en son Article 4 : « Nul ne sera tenu en esclavage ni
en servitude. L’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes
leurs formes ».
La Convention Internationale des Droits de l’Enfant des Nations Unies, adoptée en Assemblée Générale Le 20 novembre 1989.
Ces décisions plutôt strictes
ne sont pas respectées, l’esclavage n’est pas
mort…
Des millions d’enfants à
travers le monde sont victimes des violations de leur droit à une
protection, que ce soit en situation stable ou en crise, comme les abus sexuels
(harcèlement) ; le trafic ; le travail dangereux ; les violences
etc. Chez nous en Haïti, la forme la plus observée est celle connue sous le
terme de « Restavèk ». Cette dernière dénote une classe d’enfant la plupart
venu des campagnes, à prédominance féminine et travaillant comme domestique au
sein de la famille d’accueil dans des conditions similaires à l’esclavage. Ces
adolescents, mal nourris, maltraités, mal logés, mal vêtus, ont déjà leurs
petites mains usées à force de nettoyer, de faire la lessive d’autrui. Derrière
leur vie pénible n’augure que des lueurs de désespoirs. Lamentablement, leur
situation est sans doute l’une des plus négligées.
En vue d’apporter une
réponse à ce phénomène, le gouvernement haïtien avait ratifié en mai 2007 la
convention 182 de l’Organisation Internationale du Travail sur l’élimination
des pires formes de travail de l’enfant. Malgré tout, le fléau persiste. Dans
un rapport de l’Unicef, le nombre d’enfants en domesticité en Haïti était de
300.000 avant le tremblement de terre du 12 janvier 2010. Cette situation n’est
pas différente dans le nord-est du pays, précisément à Ouanaminthe où bon
nombre d’enfants vivent dans de pareilles conditions.
La recherche constante du
bien-être des enfants, leur protection, ainsi que le respect de leurs
droits sont les axes culminants que prône le Centre d’Assistance Sociale
et de Promotion de l’Enfance(CASPE). S’agissant de la notion de protection
et de respect des droits de ces derniers, on considère comme un impératif de se concentrer sur une certaine équité
de façon que les plus vulnérables et les exclus, aussi bien filles que garçons,
ne soient pas laissés à la traine.
La domesticité proprement
dite, le phénomène que l’on considère ici, est issue de la violation des
droits de l’enfant (le droit aux loisirs, à l’éducation, à la santé pour ne
citer que ceux-ci). Dans le cas d’Haïti, les enfants vivant en domesticité
dits des «Restavèk», sont privés d’une éducation et d’une formation décisive pouvant
les aider, leurs familles et leurs communautés, à sortir du cycle de la
pauvreté. En outre, ils sont impliqués dans les pires formes de travail susceptible
de les exposer à des souffrances physiques, psychologiques ou morales pouvant
causer des dégâts à long terme dans leur vie. En voici la difficile conjoncture
de près de 300 000 enfants
en Haïti.
Pour contribuer à réduire
la gravité de ce phénomène des mesures peuvent être prises en charge. Subséquemment,
le Centre d’Assistance Sociale et de Promotion de
l’Enfance(CASPE) se donne pour mission d’adresser
fondamentalement les problèmes des enfants en domesticité, dans la perspective
de l’éradication de ce phénomène dans notre société. De plus, en cheminant dans
cette direction, il est concomitamment une question de lutte contre la délinquance
des jeunes qui sous-entend à la montée d’une nouvelle génération avec une
nouvelle vision, une autre mentalité.
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